... de la connaissance ...     

« Connaître c'est ne pas connaître, voilà l'excellence.
Ne pas connaître c'est connaître,
voilà l'erreur.
»

Lao Tseu

Le feu de la connaissance

Plume2

Les fondements des connaissances

La terre hors de l'eau

Comme toutes les sciences ésotériques, cette tradition hermétique reste éminem­ment mathématique c'est à dire très intellectuelle, voire spirituelle.
Et voici même qu´à l´intérieur
du cercle très fermé des mathématiciens émérites
se fait ainsi acquise l´idée
de méta­physique expérimentale appliquée à la matière !
Un comble. Car ici réside l´Art
et non plus la Science.
Il faut justement noter que Jung souhaitait explorer les ponts qu'il pressentait entre la physique fondamentale et la psychologie.

Cueillir les informations et distiller le savoir « de la terre à l’eau, de l’eau à l’air, de l’air au feu » reste la base de toute connaissance.
Le Feu et l’Eau : « les deux pôles opposés de l’énergie, animés d’un même mouvement organique » …

Ici nous ne parlerons pas de connaissance "divine" puisque ce concept demeure inaccessible pour la nature humaine étant donné le manque d'échelle de valeur. Disons simplement que ce mystère reste la source de toutes les études sur notre cosmos.

De l´Égypte noire, des sources du Nil aux jardins de Constantinople, des hauts pla­teaux d'Amérique aux vastes plaines d´Asie, forêts d'Afrique, Indes et d'ailleurs, des vallons luxuriants d´Europe aux rivages d´un peu partout de par notre monde planétaire, conjugués aux milliers d´années qu´il a fallut pour domestiquer la flamme du pouvoir suprême, sont advenus les forgerons, dépositaires de cette tradition respectueuse des adorateurs du feu. Hermès Trismégiste, prêtre gréco-égyptien, voué au culte du dieu Thot - maître du temps s´il en est - demeure la référence antique. Mais peu importe qui. Le feu fascine. Il nous parle. Il faut l´écouter en le fixant pour entendre sous les crépitements, une herméneutique de l´hermé­tisme qui chuchote et nous cause d´un réel voilé commun au plus grand nombre. Et comme pour apaiser ce feu systémique captivant, l'écoulement des sources sur toute la planète nous offre aussi la voix gracieuse de l'eau. 

La  Terre  se nourrit de l'eau et
l' Eau  filtrée par la terre s'écoule purifiée. L' Air    attise le feu et le  Feu  exalté par le souffle et les vents transforme la matière ... 

La grande Alchimie était alors toute la science disponible, avant qu'elle n'éclate en de multiples disciplines distinctes avec les recherches spécifiques menées depuis la Renaissance et les Siècles des lumières. L'étude des sciences naturelles se sépare des sciences humaines pour, soutiennent les savants, mieux appréhender le réel. Un réel qui fait aujourd'hui encore surtout appel au bon sens de la physique traditionnelle qui culmine avec la loi sur la gravita­tion universelle d´Isaac Newton. Ce qui finalement nous amène à ce que certains ont qualifié de désenchantement du monde. Parallèlement se développent tout à fait naturellement - à contre sens - les courants ésotériques et gnostiques de la pensée humaine. Cependant, cette pensée occulte, c'est à dire cachée au non initiés, comme le fut précédemment la science physique et chimique des alchimistes, reste une spéculation imaginaire du cerveau humain. Cela demeure bien entendu très utile. 

Le pouvoir de l'imaginaire apparait ici primordial. Car l'humain, même s'il n'en est pas toujours conscient, demeure le véritable créateur de son cadre de vie. Et ce cadre de vie est lui-même contenu dans un ensemble plus grand appelé son biotope. C'est précisément ce dernier point qui
l'a amené à considérer l'écologie comme une matrice scientifique de premier plan.

Puis advint la physique quantique*, née des travaux de Max Planck qui établi l´échelle des quanta d´énergie et de matière à ~7puissance-33 ~ (voir   Constante de Planck ), mettant ainsi le doigt sur l´immatérialité de l´infiniment petit. Mur de Planck des physiciens, à partir duquel tout calcul devient pure spéculation. Après l´atome, bien connu par chacun depuis Démocrite, la particule se révèle être aussi une onde semblable à la lumière dont l´énergie po­si­tive ou négative ressoude ou dilue la ma­tière qu´elle délocalise. Cette onde semble se mouvoir en une cinquième dimension, elle même, forcément contenue dans un champ dimensionnel plus vaste (on spécule jusqu'à 11 dimensions qui expliqueraient un univers théoriquement cohérent), définitivement hors de portée des objets physiques, tels que nous les connaissons.

* Rappelons ici que le mot "quantique" veut dire qu'on ne peut pas "couper" l'élément fondamental. Il indique qu’une particule élémentaire est quantifiée. Elle répond à une logique du "tout ou rien", de présence ou d'absence. Par exemple un proton existe en entier ou n'existe pas. Jamais un physicien n'a dit : "J’ai trouvé un tiers de photon" ou "On a décelé un quart d'électron". Cela n'existe pas. On trouve toujours un photon entier ou zéro photon, un électron entier ou zéro électron. C'est ce qui distingue le monde de l’infiniment petit du monde des objets palpables, que l'on peut casser, scinder, couper en mille morceaux.


Albert Einstein disait :
Le non-mathématicien est saisi d'un frisson mystique quand il entend parler de ‘quatre dimensions’... Et pourtant, rien n'est plus banal que l'affirmation que le monde dans lequel nous vivons est continuum d'espace-temps à quatre dimensions.
L'espace est un continuum à trois dimensions ; cela veut dire qu'il est possible de déterminer la position d'un point (immobile) au moyen de trois nombres (coordonnées) x, y, z (...)
Le monde 
  spatio-temporel  est composé d'événements individuels dont chacun est déterminé par quatre nombres, à savoir trois coordonnées d'espace x, y, z et une coordonnée de temps t (...)
Nous avons pris l'habitude de traiter le temps comme un continuum indépendant. En effet, d'après la 
 mécanique classique   le temps est absolu, c'est-à-dire indépendant de la position et de l'état de mouvement du système de référence (...)
Grâce à la Théorie de la relativité, la conception du monde à quatre dimensions devient tout à fait naturelle, puisque d'après cette théorie, le temps est privé de son indépendance.

L'Art retrouve les valeurs initiales de la connaissance dans la mesure où il est plus libre de s'exprimer, hors du carcan des axiomes scientifiques durs tels qu'ils se sont affirmés et affinés au cours des 25 derniers siècles. Quoique très souvent les valeurs artistiques ont été elles-mêmes soumises à la volonté des puissants. D'ailleurs art et science sont toujours liés par leur dépendance à l'égard du pouvoir qui en dispose comme ça l'arrange. Mais étant donné leurs valeurs civilisatrices - l'une se spécialisant dans les valeurs spirituelles, l'autre sur les valeurs matérielles - ces deux faces fondamentales du savoir bénéficient de protections particulières. Et même, alors que la Science se voit contrainte à une certaine obligation de résultat, sauf peut-être pour les chercheurs, l'Art lui, garde la bride sur le coup : 

« Libertas artibus restituta »

On croit actuellement la science qui affirme que l'univers que nous connaissons est issu d'un big-bang qui aurait eu lieu il y a quinze milliards d'années terrestres ... Mais n'oublions pas qu'il ne s'agit là que d'une théorie qui repose sur la principale découverte de Planck. De même, au niveau des premiers acides aminés et micro organismes qui ont donnés naissance à la vie ... Ils sembleraient venir de l'espace, pour ainsi dire tombés du ciel sur la terre. Bon, pourquoi pas ? C'est une bonne croyance, comme celle de Dieu/Brahma/Tao, ou même des dieux, instituées comme faisant partie de nos meilleures connaissances. Mais encore, comme le précise l'ami Albert :

« L'imagination
est plus importante
que la connaissance.
La connaissance est limitée
alors que l'imagination
englobe
le monde entier,
stimule
le progrès,
suscite l'évolution.
»

Il se trouve qu'aujourd'hui, une évidence se révèle à notre intelligence cognitive : l'humain créateur de son propre cadre de vie doit encore continuer d'évoluer pour se synchroniser avec la nature qui lui a permis d'exister. Et non pas tenter d'y échapper en ayant foi en une science et une technologie encore très mal contrôlée. Pour cela il doit relier ses nouvelles sciences avec le renouvellement des cycles et des éléments fondamentaux qui les précèdent et les dépassent encore selon les principes alchimiques à la base de nos multiples savoirs spécialisés : le feu et l'eau, la terre et l'air, tous quatre ordonnés par l'esprit.

En fait l'humain lui-même est depuis toujours en phase cosmique pour devenir le sixième élément de notre univers solaire. Car il n'est pas du tout certain que l'univers que nous percevons par nos sens soit l'univers intégral et réel. Ainsi nous fabriquons nos propres instruments de mesure, pour ne voir le monde - et par extension l'univers tout entier - qu'à l'échelle humaine. Beaucoup trop de paramètres existentiels nous échappent encore, et peut-être nous échapperont toujours. Et là nous rejoignons le domaine du divin qui nous reste inaccessible au niveau matériel, c'est à dire au niveau physique et mental.

Car il existe encore une intelligence intuitive qui reste l'expression
de notre être profond :
notre âme individuelle et inaliénable.
Et cela n'est pas quantifiable. 
La connaissance humaine s'arrête là.
Il s'agit bien de la conscience. Avoir conscience des lacunes de la science, c'est embrasser la connaissance universelle.

« La conscience,
c'est d'abord l'âme.
L'esprit, l'intelligence,
la volonté,
feront ce qu'ils pourront
sous elle,
après elle, d'après elle.
L'âme n'a pas d'idée précise
et circonscrite
»

Pierre Vadeboncoeur

cygne connaisssance

  PROGRAMME PÉDAGOGIQUE  
 POUR LES ENFANTS  

(de 5 à 25 ans)

L'Art doit absolument devenir une matière
à l'égal des Mathématiques
de la Littérature
et du Sport

Une fois ces bases acquises à l'école primaire
on peut alors diversifier au secondaire avec 

l'Histoire, la Géographie
le Droit, la Médecine
la Physique/chimie
les Artisanats
etc ...

La période universitaire sera du cousu main
pour des humains épanouis, heureux,
généreux et fiers de l'être 

Plume2